🔴📰 Suite à un nouvel acte d’islamo-gauchisme à Sciences Po Grenoble, ma tribune avec Sébastien Michel et Arnaud Lacheret dans le Figaro est en ligne ⤵️

Le 17 mars 2021 |

 

📍Avec Sébastien Michel et Arnaud Lacheret, nous rappelons que la confiscation du débat contradictoire par des groupuscules étudiants, et la volonté de faire taire des enseignants, ne sont pas acceptables et relèvent de comportements extrémistes.

👩🏻‍🎓👨🏻‍🎓Notre ancienne école doit retrouver sa sérénité, et sa tradition d’excellence.

« IEP Grenoble: trois anciens Ă©lèves dĂ©fendent la libertĂ© d’expression de Klaus Kinzler » : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/iep-grenoble-trois-anciens-eleves-defendent-la-liberte-d-expression-de-klaus-kinzler-20210312

FIGAROVOX/TRIBUNE – Ă€ la suite de la polĂ©mique concernant deux enseignants de l’IEP Grenoble, trois anciens Ă©tudiants apportent leur soutien aux professeurs. Pour eux, la confiscation du dĂ©bat contradictoire par des groupuscules Ă©tudiants et la volontĂ© de faire taire des enseignants, ne sont pas acceptables et relèvent de comportements extrĂ©mistes.

Virginie Duby-Muller est dĂ©putĂ©e LR de Haute-Savoie (IEPG – 2000), Arnaud Lacheret est professeur associĂ© Ă  l’Arabian Gulf University – Bahrain (IEPG – 2000) et SĂ©bastien Michel est maire DVD d’Écully(69) (IEPG – 2000).

Anciens élèves de l’IEP Grenoble, nous sommes atterrés, attristés et inquiets de la polémique qui secoue notre ancien établissement et qui voit deux enseignants jetés en pâture dans un happening étudiant qui mêle inconscience et mise en danger de la vie d’autrui sans qu’apparemment l’administration ou le corps enseignant n’ait semblé reprendre la main sur ce qui n’aurait jamais dû devenir une telle affaire.

Anciens élèves, nous avons aussi côtoyé et connu les deux enseignants. Ils ne sont pas forcément proches de nous mais les voir présenter comme notoirement racistes résonne en nous comme une injure et une infamie que nous ne voulons pas laisser passer.

Il en va en va aussi de la crédibilité de notre institution, celle où nous avons appris les règles du débat contradictoire, celle où nous avons suivi les cours d’enseignants qui n’avaient souvent ni nos idées, ni notre façon de s’exprimer. La richesse de l’IEP, c’étaient Broué, Lewin, Finkel, Perrineau, Quermonne, Schemeil, Labaune, Soulage, Ihl, Chatelus, Falcoz-Vigne, Roche…

 

Tous loin d’être identiques, parfois amusants, parfois impertinents, mais dont la qualité de l’enseignement n’a jamais été remise en cause et dont aucun syndicat étudiant n’a jamais demandé la suppression. Les deux professeurs mis en cause s’inscrivent dans cette tradition de débat, de provocation, d’idées fortes et de parti pris pédagogiques et académiques.

La confiscation du débat contradictoire par des groupuscules étudiants, la volonté de faire taire des enseignants présents depuis plusieurs décennies n’est pas acceptable et ne correspond surtout pas à ce que l’institution, qui nous a formés, est ontologiquement. Cette volonté d’étouffer la parole contradictoire, ce harcèlement permanent de professeurs ne correspond pas à ce que nous avons vécu.

Si nous avons entre nous des opinions très diffĂ©rentes, si nous nous sommes affrontĂ©s entre nous politiquement, nous avons souhaitĂ© nous rĂ©unir autour de la dĂ©fense de ces valeurs parce qu’elles nous ont Ă©tĂ© inculquĂ©es lors de notre passage au sein de Sciences Po Grenoble. Ces valeurs sont l’essence de notre dĂ©mocratie: le dĂ©bat contradictoire, la pluralitĂ© d’opinions, la controverse politique et acadĂ©mique, le respect de l’institution et de son corps enseignant qui peut – c’est humain – connaĂ®tre des faiblesses passagères.

 

La tradition d’excellence de notre institution serait en grave danger si nous laissions ce genre de situation perdurer, si nous sanctionnions ces deux professeurs qui n’ont fait que leur travail, qui ont perpétué cette tradition d’expression libre et contradictoire, qui ont toujours été passionnés par leur métier, se positionnant en héritiers de tous leurs illustres prédécesseurs passés au sein de notre établissement.

Nous n’accepterons pas que la libre expression soit sanctionnée et que les comportements immatures et extrémistes auxquels se sont prêtés des étudiants puissent ainsi être valorisés et sortir vainqueurs de ce triste épisode.